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NADINE MORANO ACCUEILLE PIERRE LELLOUCHE POUR EVOQUER L’EXPORTATION DES ENTREPRISES DE LORRAINE

Pierre Lellouche, secrétaire d’État chargé du Commerce extérieur, a rappelé le caractère stratégique de la sidérurgie et la nécessité d’exporter hors Europe en visitant la SAM, l’aciérie de Neuves-Maisons.

Un déjeuner avec une vingtaine de chefs d’entreprise du département qui travaillent tous à l’international, une visite à la SAM, l’aciérie de Neuves-Maisons qui se porte plutôt bien compte tenu du contexte international, Pierre Lellouche, secrétaire d’État chargé du Commerce extérieur, était invité hier par sa collègue Nadine Morano pour parler de cette question en Lorraine, la 8 e région exportatrice française.

« La bonne nouvelle c’est que la région est excédentaire de 2 milliards d’euros en 2011 », a indiqué le ministre. Ce qui est moins bien, ou qu’il conviendrait de modifier, c’est que la Lorraine est « surconcentrée sur l’Europe. Et comme il est difficile d’exporter vers des pays qui ne croissent pas… » CQFD. Il faut donc se tourner vers les pays émergents, l’Asie ou le Brésil, et même le Ghana, qui a une croissance de 14 %. « On doit arrimer la croissance de nos entreprises aux zones qui se développent, appuie-t-il, en citant encore une fois l’exemple de l’Allemagne. « Savez-vous que Volkswagen a réalisé 15,5 milliards d’euros de profit en allant vendre des voitures haut de gamme sur les marchés des pays émergents, et que les Allemands font 100 milliards d’excédent commercial rien que sur l’automobile ! », reprend Pierre Lellouche.

Recherche et innovation

II n’est « pas question de laisser tomber la sidérurgie française. C’est stratégique. Sinon comment allons nous construire des voitures, des trains et des avions, des centrales nucléaires ! »

Les paroles du secrétaire dÉtat plaisent à Massimiliano Bersani, directeur italien de la SAM (362 salariés), reprise par le groupe transalpin R iva. Chaque année depuis dix ans, c’est 10 M€ qui sont investis dans cette unité de production de fil et billettes qui a sorti en 2011 910 000 tonnes d’acier. Le matin même, il avait regardé dans le rétroviseur et brièvement rappelé les conditions du démantèlement de la sidérurgie française, « commencé sous l’ère Mitterrandienne ».

Sans cesse dans son discours revient la montée en puissance de la Chine qui produit, aujourd’hui, plus de la moitié de l’acier de la planète, et « sera dans cinq ans la première puissance mondiale ». « La solution réside dans la recherche et l’innovation, la fabrication d’aciers complexes, de produits à haute valeur ajoutée. » Et peut-être aussi dans la plainte anti-dumping que le président de la République soumettra à l’Union européenne, en fin de semaine.

M. R.

Source : Le Républicain Lorrain – 2012-02-28


Conférence des finances locales : pour une meilleure maîtrise de la dépense publique !

Lors de la conférence sur les finances locales du 10 février 2012, le gouvernement a posé les bonnes questions aux collectivités locales : comment définir un nouveau partenariat avec les élus locaux permettant une vraie maîtrise de nos finances publiques ?

Dans un contexte de crise et de nécessaire consolidation budgétaire, il semble plus que nécessaire :

-          D’introduire un objectif de maîtrise des effectifs des agents territoriaux avec un plafond d’emplois,

-          De mettre en place un objectif général de maîtrise des dépenses à l’ensemble des collectivités locales,

-          De sanctionner éventuellement d’un gel partiel des dotations d’Etat suivant la logique bonus/malus.

Parmi les autres décisions annoncées lors de la conférence : le déblocage d’une enveloppe de 2 à 5 milliards d’euros de prêts, via la Caisse des dépôts et consignations, en couverture des besoins des collectivités en 2012 avant l’arrivée de la banque des collectivités qui doit remplacer Dexia.


Budget 2012 : la rigueur de gauche

Revendiquant les 700 M€ d’endettement de la Région, Jean-Pierre Masseret plaide pour la relance, contre une politique d’austérité.
Budget anti-crise » pour Roger Tirlicien (PC). Lequel impute à l’Etat « la raréfaction massive des contributions de solidarité nationales ». Au contraire, Marie-Louise Kuntz (UMP) fustige « l’indigence de l’action » de la majorité régionale. A son tour, Nadine Morano (UMP) ironise sur « ce budget de combat » proposé aux Lorrains : « J’aurais attendu un budget d’ambition et de raison ». Soit, selon l’oratrice, « une politique de réduction de la dette ». Reprochant à Jean-Pierre Masseret l’absence de chiffres lors de son préambule, Nadine Morano aligne les siens : « Lorsque vous avez été élus en 2004, l’encours de la dette s’élevait à 175 M€. Il est aujourd’hui de 700 M€ ». Pour mieux tacler la majorité : « Voilà un budget qui a du mal à masquer sa fragilité ». Son groupe politique s’abstiendra, sans elle, absente lors du vote. Le FN votera contre. Mais en réalité les élus frontistes n’auront guère participé au débat, invisibles pour cause de tournée de parrainages des maires pour Marine Le Pen.

Le budget primitif 2012 s’équilibre à 1,041 Md€. Soit une progression de 1,96 % par rapport au précédent. En dépit des reproches épinglant la diminution de 26,4 % de l’aide aux entreprises et de 3,1 % à l’innovation, Jean-Pierre Masseret vante les choix effectués en matière d’innovation, de recherche et de développement. En revanche, le chef de l’exécutif régional conteste la lecture faite par la droite concernant l’endettement : « Nous avons été la première région à financer la LGV », rappelle-t-il en déplorant l’absence de coparticipation des Villes, à la différence des Régions voisines (Alsace, Champagne-Ardenne…).

Sur la dette, Nadine Morano sort la calculette : « 200 M€ pour le TGV et 180 M€ pour le matériel roulant, on est loin des 700 M€… »

Mais le débat tourne vite à la partie de ping-pong. Dette contre dette, le niveau d’endettement du pays préoccupe les rangs socialistes : « Rien que pour les intérêts, l’Etat devra rembourser 55 Md€. Ramené à chaque Français, cela représente 28 000 € », s’insurge Jean-Marc Fournel, patron du groupe PS. Tandis que Jean-Pierre Masseret implore : « Il faut regarder ce que disent les agences de notation : pour réduire la dette et les déficits, il faut de la croissance ». La rigueur oui, mais contre l’austérité et la récession. La rigueur de gauche, en somme.

Sources : X Brouet (Républicain lorrain, 27 janv. 2012)


Conseil régional : un DOB 2012 sans ambitions

Un débat préfigurant des coupes claires le débat présidentiel s’est invité, sans grande surprise, hier dans l’hémicycle lorrain. Condamnant la politique d’austérité de l’Élysée, Jean-Pierre Masseret promet « de réduire la voilure ».

 Jean-Pierre Masseret, président de la Région Lorraine, promet de renforcer « la sélection des dossiers à partir d’appels à projets ». Pour « garantir un effet de levier de l’argent public engagé ».

Thierry Gourlot (FN) n’y voit rien d’autre qu’ « un outil de propagande électorale ». Nadine Morano (UMP) renchérit, cinglante : « Il n’y a aucune idée, aucun projet, aucune orientation ». Laquelle ironise sur « une assemblée délibérante » devenue « une assemblée anesthésiante ».

Exercice incontournable, le débat d’orientation budgétaire (DOB) s’apparente chaque année à une discussion de politique générale. Autant dire qu’à six mois de la présidentielle, il a pris, hier, une franche tournure électorale. L’occasion pour Jean-Pierre Masseret (PS) de fustiger, dans un long préambule, « le pacte d’austérité voulu par l’Allemagne », pour mieux étriller le suivisme de Paris. Pronostiquant, en conséquence, une croissance négative de -0,2 % en 2012, sur la foi des prévisions de l’OFCE (Observatoire français des conjonctures économiques), le patron de la Région plaide pour un renforcement du poids des Régions : « La réserve de croissance dont la France a besoin se trouve dans les collectivités territoriales ». Une « refondation du fonctionnement de la République » s’impose à ses yeux, notamment à proximité des frontières : « Il nous faut des outils différenciés pour aller de l’avant dans l’espace européen ».

Au conseil économique social et environnemental de Lorraine (Cesel) qui réclame davantage de choix dans les orientations de la Région, Masseret promet de renforcer « la sélection des dossiers à partir d’appels à projets ». « Pour, dit-il, garantir un effet de levier de l’argent public engagé ».

« Asphyxie financière »

Le document de 35 pages du DOB évoque l’ « asphyxie financière » imposée par le gouvernement. Pour embrayer : « Il nous faudra réduire la voilure, alors même que des projets structurants arrivent à maturité : Institut Jean- Lamour, programme lourd d’investissements dans les lycées, gare d’interconnexion de Vandières, deuxième phase du TGV »…

Marie-Louise Kuntz (UMP) n’y croit guère : « Le Cesel a listé plus de cent orientations »… La même dresse en revanche un tableau de la Lorraine au diapason avec Jean-Pierre Masseret. Noir. La première : « Dans la quasi-totalité des secteurs d’activité, le poids de la Lorraine dans la valeur ajoutée est en recul. Cette dernière a augmenté de 23 % en dix ans pour la Lorraine, contre une hausse de 33 % pour la France ». Le second : « Depuis 1960, les industries de reconversion ont créé 40 000 emplois. Pour une perte de 177 000 ! » Jean-Luc Manoury (FN) en rajoute une bonne mesure : « Cent cinquante mille Lorrains sont en quête d’un emploi stable. 7 % des étudiants français se forment dans la région mais seulement 2 % y restent ».

La présidentielle s’invite et sonne l’heure des comptes : « La prime à la casse a concerné 40 000 véhicules en Lorraine, pour 38 M€ », récapitule Morano. Laquelle évoque aussi les 140 M€ (2×70 M€) injectés à parité par l’État et la Région dans le contrat d’objectifs et de moyens pour l’apprentissage. La Touloise réfute le qualificatif de « politique d’austérité » : « En 2012, cent milliards d’euros seront consacrés aux collectivités territoriales ». A contrario, l’élue dénonce la minceur du projet régional : « Un document de 35 pages, dont 30 de critique de l’action gouvernementale ».

Xavier BROUET – Républicain Lorrain, publié le 16/12/2011 à 05:00 


Pôle aéronautique de Chambley Skylander : nouveau coup de pouce sans visibilité

La majorité régionale s’apprête à faire voter, vendredi en commission permanente, une avance remboursable d’un montant de 7 M€. Faute du feu vert du Conseil d’État pour entrer au capital de l’avionneur. Le conseil régional redouble d’efforts pour aider l’entreprise de Serge Bitboul à réussir son pari de construire un petit avion « made in Lorraine ».

Il y a le fond et la forme. Sur le fond, tout d’abord, la majorité de Jean-Pierre Masseret s’apprête à remettre au pot pour soutenir le projet Skylander ‘200 emplois) de Geci Aviation. Vendredi, elle soumettra à l’approbation de l’assemblée régionale le principe d’une aide de 7 M€, sous la forme d’avances remboursables. Une enveloppe qui s’ajoute aux 9,1 M€ déjà versés selon les mêmes modalités par la Région à l’entreprise de Serge Bitboul, président fondateur de Geci.

Emblématique du développement de « l’espace central » porté par Jean-Pierre Masseret, l’essor de l’ancienne friche militaire aérienne passe par l’envol du Skylander. Ce bi-turbopropulseur, rebaptisé « le Logan des airs » serait ainsi estampillé « made in Lorraine ». Dans un premier temps, la majorité régionale préconisait une entrée au capital de Sky-Aircraft, filiale de Geci-Aviation, à hauteur de 7 M€. « Sur la base de la demande d’un soutien complémentaire de 24 M€ de la Direction générale de l’armement » (DGA), rappelle le texte de la délibération qui sera soumise au vote vendredi. Une prise de participation suffisamment exceptionnelle de la part d’une collectivité dans une entreprise privée pour que le Conseil d’État soit sollicité. Or, à ce jour aucune fumée blanche n’est encore apparue de ce côté-là. Pas plus d’ailleurs que du côté de la DGA, dont la Région redoute « un financement notablement inférieur aux estimations initiales ». Lequel se chiffrerait in fine à 5 M€. Bref, la société de Serge Bitboul a besoin de fraîche. Et vite ! « Il subsiste une insuffisance de financement à court terme », s’alarme l’exécutif Masseret. Soit, au total, 188 M€, pour faire la soudure jusqu’à la certification prévue fin septembre 2013.

« Situation financière délicate »

De cette évaluation des besoins, il ressort notamment que 71 M€ restent à couvrir, « dont 20 M€ par des acomptes sur commandes et un peu plus de 50 M€ par recours à l’emprunt ou aux investisseurs ». Preuve que ces derniers ne se bousculent pas au portillon. D’où ce constat, comme un aveu, effectué à Metz : « Cette évolution, par rapport aux attentes, place Sky Aircraft dans une situation financière délicate, compte tenu de la conjoncture financière qui rend particulièrement difficile le recours à des investisseurs privés ». Résolument à la dramatisation, le ton témoigne d’une gravité inédite : « Le risque est donc que Sky Aircraft ralentisse son développement, mettant ainsi en cause le succès commercial du projet ». Sur la forme enfin, pourquoi examiner un dossier aussi emblématique en commission permanente (à huis clos) plutôt qu’en commission plénière (publique) ? Sollicité hier, Jean-Pierre Masseret ne nous a pas répondu.

L’opposition régionale, elle, dégaine déjà l’artillerie et promet d’en découdre (lire ci-contre).

D’autant qu’un ordre du jour plutôt chargé apporte de l’eau à son moulin : ainsi il sera aussi question, vendredi, du lancement de l’Établissement public d’aménagement d’Alzette-Belval. De l’examen de trois conventions de partenariat, pour 1,5 M€, dans le cadre de la future gare TGV-TER de Vandières. D’une modification au sein de la composition de l’Epic de l’aéroport régional. La routine.

Xavier BROUET. Source : Le Républicain Lorrain – 2011-11-22

« Quelles garanties » ? Face à la montée en charge des commissions permanentes, Nadine Morano assimile désormais le conseil régional de Lorraine à « une chambre obscurantiste d’enregistrement ». La présidente du groupe UMP dans l’hémicycle lorrain dénonce la méthode Masseret : « Quelle garantie offre-t-on au contribuable lorrain ?», objecte-t-elle en anticipant un vote contre de la droite sur le dossier Geci.« À en juger par sa difficulté de trouver des financements, on peut s’interroger sur la crédibilité et la viabilité de la société Geci », poursuit-elle.

Au diapason, Nathalie Colin-Œsterlé (Nouveau Centre) s’interroge, elle aussi, sur les motivations de la Région de passer ainsi Geci « par la petite porte de la commission permanente » : « Nous avons besoin de visibilité. On ne peut pas engager ainsi l’argent public des Lorrains sans obtenir certaines garanties de la part de l’industriel », plaide-t-elle.

De son côté, Geci Aviation accuse six mois de retard sur son calendrier. Il vient de publier un chiffre d’affaires de 1,7 M€, en fort repli de 55,5 % par rapport aux 3,9 M€ de la même période un an plus tôt. Concernant Skylander, les premiers acomptes encaissés au cours du semestre s’élèvent à plus de 1,5 million de dollars, avec un carnet de commande de 111 appareils dont 47 options. Mais le premier vol du Skylander n’aura pas lieu au premier semestre 2012 comme prévu, mais au second.

Source : Le Républicain Lorrain – 2011-11-22


Gérard CHERPION débat avec JP MASSERET sur Vosges TV

Le 24 octobre dernier, Gérard CHERPION retrouvait JP Masseret sur Vosges TV dans le cadre de l’émission « Place publique ».

Retrouvez l’intégralité de l’émission sur le lien suivant : http://www.vosgestelevision.tv/emission.php?id=7

Au menu : inquiétude sur les appels à projets régionaux, économie régionale, …

bon visionnage


Jean-Pierre MASSERET brise le consensus des élus régionaux sur les hauts-fourneaux de Florange

COMMUNIQUÉ DE PRESSE (14 oct. 2011)

Jean-Pierre MASSERET brise le consensus des élus régionaux sur les hauts-fourneaux de Florange

Après la mise en sommeil du premier haut fourneau de Florange début juillet (P3), ArcelorMittal, a décidé d’arrêter le second haut fourneau du site (P6) pour une durée indéterminée.

Face à cette annonce préoccupante, le groupe UMP-NC et Apparentés décida d’exprimer sa solidarité avec les salariés du site à travers une motion. Il y rappelait notamment le rôle de l’Etat dans l’obtention de garanties d’ArcelorMittal :

-          sur l’absence de licenciements ;

-          sur le maintien des investissements nécessaires au redémarrage des hauts-fourneaux.

Les groupes PS, PC et EE-LV proposèrent  de s’associer à la motion sous réserve d’arriver à un texte consensuel respectant les sensibilités de la majorité.

Un nouveau texte émergea, chaque responsable de groupe validant le projet.


Un membre du groupe UMP-NC et Apparentés devait présenter la motion dont il était à l’origine ainsi rectifiée.

Mais Jean-Pierre Masseret, vexé de s’être fait dépasser par manque d’initiative, refusa, coupa court au débat et leva la séance.


Voici la conception de la solidarité de JP Masseret. Voici sa façon de gérer les débats dans l’hémicycle.


Alors que le Conseil général de Moselle a été capable, en bonne intelligence, d’arriver à une motion de soutien unanime en faveur du site de Florange, la région Lorraine reste aphone sur le sujet en raison de l’égocentrisme de son président.


Qu’il ne ménage pas son opposition est une chose, qu’il ignore les positions communes des élus de l’assemblée en est une autre.



NICOLAS SARKOZY EN VISITE DANS LES VOSGES SUR LE THEME DE L’EMPLOI

Pour sa cinquième visite dans les Vosges depuis son élection, le Président de la République a mis l’accent sur le développement de l’apprentissage et de la formation.

Accompagné des ministres Xavier Bertrand (Travail) et Nadine Morano (Apprentissage), le chef de l’Etat a visité, en matinée à Sainte-Marguerite, l’entreprise KDG France, spécialisée dans la création de supports CD et DVD. Il était accompagné du député Gérard Cherpion, auteur d’une loi entrée en vigueur le 1er septembre qui vise à développer la formation par alternance.  Elle instaure, par ailleurs,  le contrat de sécurisation professionnelle (CSP) pour les licenciés économiques. Puis, Nicolas Sarkozy a présidé  une table ronde avec les acteurs économiques vosgiens.

Ténacité, compétitivité et formation.

Trois mots pour illustrer la politique de l’emploi du gouvernement. Le Président de la République a profité de cette visite pour annoncer « 20.000 contrats aidés de plus notamment pour les plus de 50 ans et 15.000 entrées en formation de plus en direction des jeunes ».

Fustigeant les critiques, il a réaffirmé un soutien sans faille à la politique du gouvernement Fillon. Et a rappelé sa fermeté sur la question de l’âge du départ à la retraite. Il a aussi défendu la défiscalisation des heures supplémentaires et justifié la suppression de la taxe professionnelle qui « allège le poids de la fiscalité et renforce la compétitivité des entreprises ».

http://fr-fr.facebook.com/pages/Nadine-Morano/69361265792


Pierre LELLOUCHE en Lorraine, ou comment booster l’export

« BOOSTER L’EXPORT !  » C’est par ces termes que Pierre LELLOUCHE, Secrétaire d’Etat au Commerce extérieur, a présenté lundi 18 juillet 2011 la Charte des partenaires de l’export au Conseil régional de Lorraine.

Cette charte a pour objectif d’apporter des réponses concrètes aux PME-PMI lorraines dans la recherche de débouchés à l’international, ceci dans un paysage mondialisé ultraconcurrentiel.

Alors que nos voisins allemands affichent des résultats exceptionnels (+ 150 milliards d’excédents en 2010 ; + 140 milliards en 2009), en France, le fossé exportations/importations ne cesse de s’aggraver.

L’origine de cet écart se trouve, selon le Secrétaire d’Etat, dans :

  -          dans la faible diversité de l’offre malgré des atouts nationaux indéniables ;

 -          dans l’absence de recherche de marchés  hors d’Europe ;

 -          dans la méconnaissance des PME-PMI des dispositifs de soutien à l’export ;

 -          dans la difficulté à s’organiser pour aider les entreprises.

 Les statistiques régionales illustrent l’importance du chantier : en décembre 2008, sur 21 164 entreprises, seules 1047 exportaient ; et à peine plus de 300 d’entre elles comptaient au moins 300 salariés !

Il devenait indispensable de mettre en place des outils efficaces. C’est dorénavant chose faite avec la création :

-          d’un guichet unique  d’accueil (avec un numéro d’appel public) qui réunit tous les acteurs du commerce extérieur lorrain (CCI international, UBI France, Coface, OSEO, Conseil régional)

-          d’une maison de l’exportation, dans une seconde phase.  

A l’image du Nord-Pas-de-Calais qui dispose déjà d’une maison de l’exportation, la Lorraine, comme région pilote, doit pouvoir tirer son épingle du jeu en misant sur l’innovation et les pôles de compétitivité.

Deux élues du groupe UMP-NC et Apparentés étaient présentes :

Nathalie BABOUHOT qui représentait Nadine MORANO et Anne GROMMERCH qui, comme parlementaire tournée vers les questions transfrontalières, accompagnait la délégation ministérielle.

A l’issue de la conférence de presse, les partenaires ont cosigné la Charte en se félicitant de la cohésion autour du projet et des démarches mises en œuvres.


J.-P. MASSERET OU L’ILLUSION DE L’ACTION

Lors de la Commission des Marchés Publics du mardi 14 juin, le groupe UMP-NC et Apparentés s’est opposé au projet d’appel d’offre visant à redéfinir la charte graphique du Conseil Régional. Notre groupe refuse que l’on consacre 100 000 € à un outil cosmétique, censé dynamiser notre territoire. 100 000 €, c’est le budget actuel consacré aux TPE. Notre groupe n’a décidément pas les mêmes priorités que le Parti Socialiste. Même une partie de la majorité, EELV, a voté contre tellement ce projet est en décalage avec la réalité. L’appel d’offre est enterré pour le moment.

Nous considérons que ce ne sont pas les apparences qui font le dynamisme d’une Région mais  ses ambitions, ses hommes, ses projets.

Et question projet, MASSERET est visiblement en panne puisqu’il compte lancer un audit, par un cabinet extérieur, intitulé « Vision Stratégique pour la Lorraine » pour un coût de 193 000 €. Réfléchir aux visions stratégiques n’est pas une mauvaise chose en soi mais cela révèle l’impasse dans laquelle se trouve la majorité et le manque de projets structurants dont souffre notre Région.

On ne peut accepter que notre avenir soit sous-traité à un cabinet privé. Notre conception est le respect du choix des électeurs dans leurs représentants et l’association de tous les partenaires publics, les élus, le CESEL, les chambres consulaires, à la réflexion et non de dépenser des centaines de milliers d’euros en audits pour créer l’illusion de l’action.

C’est ce même manque de concertation qui conduit la Région à lancer un autre audit intitulé « Audit organisationnel des Services » pour la bagatelle de 190 000 €. Cet audit vise à réorganiser les services et bien entendu les salariés, les représentants du personnel sont exclus de la réflexion, que pourraient-ils apporter se demande peut être la majorité ?

Les résultats de cet audit devraient être connus courant 2013. Si l’on couple cet audit avec celui sur les visions stratégiques pour la Lorraine, on peut espérer que la majorité commence à travailler de façon cohérente à partir de juin 2013. Le mandat prend fin en 2014, il restera alors quelques mois à la majorité pour faire ce qu’elle n’aura pas fait en 7 ans de mandat.

 C’est ce qui s’appelle de l’action par l’illusion.



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